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Vivre du graphisme et de l’illustration, possible?

Il a fallu un an à la graphiste pour avoir suffisamment de mandats. © Madame Marilou
Il a fallu un an à la graphiste pour avoir suffisamment de mandats. © Madame Marilou
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21.06.2021

Parle-moi de ton taf!

En Suisse, les métiers du graphisme et de l’illustration sont des professions complexes dont il est difficile de vivre. Les places d’apprentissages y sont rares. Madame Marilou, 30 ans, nous raconte son expérience.

«Pour devenir graphiste, j’ai fait l’école romande d’arts et communication (ERACOM) à Lausanne, durant laquelle j’ai eu un stage à By the Way studio. À la fin de ce stage, la graphiste partait et j’ai pris sa place. Je suis restée sept ans dans cette entreprise et ça m’a permis de faire du graphisme avec un suivi de clients ou encore de la gestion de projet. Mais à la fin de 2018, même si j’adorais la boîte, j’ai eu envie de me lancer en tant qu’indépendante. La première année fut difficile, mais mon ancien travail me donnait encore des mandats qui me permettaient de vivre. Il m’a fallu un an pour me stabiliser et depuis 2020, ça se passe bien.

Actuellement, ma journée type de graphiste indépendante commence au bureau vers 8 h. Aucun jour n’est vraiment le même, mais je commence généralement par m’occuper de tâches administratives et par répondre aux petites demandes rapidement traitables, comme des modifications sur un projet en cours par exemple, puis je me mets sur de la création, en fonction des mandats actuels. En ce moment, je travaille sur les affiches pour la Fête de la musique de Fribourg. C’est un grand projet, avec une belle visibilité, pour lequel j’ai carte blanche!

Je n’aurais jamais cru en vivre. Les gens me disaient que ce n’est pas un métier et qu’il est dur de s’en sortir. Aujourd’hui, j’y arrive. Si tu aimes ce que tu fais, tu le montres et ça plaît aux gens, car tu y mets ta passion. Il ne faut pas avoir peur de faire ce qui te plaît et de le diffuser. Les réseaux sociaux servent d’ailleurs de tremplin: pour me motiver, je dessine et je poste mon travail. Les réactions positives sont très encourageantes.» Vélia Ferracini

Instagram: @madame_marilou

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