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La sonde chinoise décolle de la Lune avec des échantillons

La sonde Chang'e dispose d'une foreuse et d'un bras pour attraper de la matière directement sur la surface de la Lune (archives). © KEYSTONE/EPA CHINA NATIONAL SPACE ADMINISTRA/CHINA NATIONAL SPACE
La sonde Chang'e dispose d'une foreuse et d'un bras pour attraper de la matière directement sur la surface de la Lune (archives). © KEYSTONE/EPA CHINA NATIONAL SPACE ADMINISTRA/CHINA NATIONAL SPACE
La sonde Chang'e dispose d'une foreuse et d'un bras pour attraper de la matière directement sur la surface de la Lune (archives). © KEYSTONE/EPA CHINA NATIONAL SPACE ADMINISTRA/CHINA NATIONAL SPACE
La sonde Chang'e dispose d'une foreuse et d'un bras pour attraper de la matière directement sur la surface de la Lune (archives). © KEYSTONE/EPA CHINA NATIONAL SPACE ADMINISTRA/CHINA NATIONAL SPACE


Publié le 04.06.2024


Le module d'ascension de la sonde chinoise Chang'e 6 a décollé avec succès de la surface lunaire mardi en emportant des échantillons de la face cachée. C'est "un exploit inédit dans l'histoire de l'exploration lunaire humaine", a rapporté un média d'Etat.

Cette annonce marque une nouvelle étape dans l'ambitieux programme spatial chinois, qui vise à envoyer une mission habitée sur la Lune d'ici à 2030.

Le module d'ascension "de la sonde chinoise Chang'e-6 a décollé de la surface lunaire mardi matin en emportant des échantillons recueillis sur la face cachée de la Lune, un exploit inédit dans l'histoire de l'exploration lunaire humaine", a indiqué l'agence officielle Chine nouvelle, citant l'administration spatiale chinoise (CNSA).

"La mission a résisté à l'épreuve des températures élevées sur la face cachée de la Lune", a ajouté la CNSA. Après son décollage, le module "est entré dans une orbite prédéfinie autour de la Lune".

Mission de 53 jours

Chang'e 6 a aluni dimanche dans l'immense bassin Pôle Sud-Aitken, l'un des plus grands cratères d'impact connus du système solaire, situé sur la face cachée, selon l'administration spatiale.

La mission de la sonde, d'une durée prévue de 53 jours, a débuté le 3 mai, avec notamment pour objectif la collecte d'échantillons. Elle disposait pour cela d'une foreuse pour récupérer des prélèvements sous la surface et d'un bras robotique pour attraper de la matière directement sur la surface.

Après avoir réussi à recueillir des échantillons, "un drapeau national chinois emporté par l'atterrisseur a été déployé pour la première fois sur la face cachée de la Lune", a rapporté Chine nouvelle.

Les scientifiques estiment que la face cachée de la Lune - une région rarement explorée, appelée ainsi parce qu'elle est invisible depuis la Terre et non parce qu'elle ne capte jamais les rayons du Soleil - est très prometteuse pour la recherche, car ses cratères sont moins recouverts par d'anciennes coulées de lave que ceux de la face visible.

Les échantillons prélevés sur la face cachée pourraient permettre d'en savoir davantage sur la formation et l'histoire du satellite naturel de la Terre.

Ambitieux programme

La CNSA n'a pas donné d'informations exhaustives sur la suite de la mission. Mais selon des sites spécialisés, les échantillons devraient rester quelques semaines en orbite lunaire avant d'entamer leur retour sur terre autour du 25 juin.

La mission Chang'e 6 s'inscrit dans le cadre de l'ambitieux programme lunaire chinois. Parmi ses principaux faits d'armes, il a réussi à poser sans encombre un engin sur la face cachée de la Lune en 2019, une première mondiale.

En 2020, il a également ramené des échantillons lunaires, de la face visible de l'astre, ce qui constituait alors une première pour un pays depuis plus de 40 ans.

La Chine espère par ailleurs lancer sa première mission habitée vers la Lune d'ici à 2030. Elle prévoit également de construire une base lunaire.

Pékin a considérablement développé ses programmes spatiaux sous la présidence de Xi Jinping, injectant des milliards de dollars dans ce secteur afin de rattraper les chefs de file américain et russe. Elle a déjà enregistré plusieurs succès, notamment la construction de la station spatiale Tiangong ("palais céleste"), où a été envoyé en avril un nouvel équipage de trois astronautes.

Les Etats-Unis accusent le programme spatial chinois de cacher des objectifs militaires et de vouloir assurer une domination de Pékin dans l'espace.

Washington prévoit d'envoyer à nouveau des astronautes sur la Lune d'ici à 2026 avec sa mission Artémis 3.

ats, afp

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